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Je m’informe sur les risques majeurs et la résilience du territoire pour mes proches et moi

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Présentation des cartographies d’aléas

SEISME

VOLCAN

GRAVITAIRE

CYCLONE

TSUNAMI

INONDATION

Connaître la cartographie des aléas

SÉISME

La sismicité et l’aléa liquéfaction

A Saint-Barthélemy, les deux cartographies présentées ci-dessous expliquent d’une part le contexte sismique régional.
La première carte présente les séismes de magnitude supérieure à trois depuis 1980 et ceux ressentis à Saint-Barthélemy depuis 1989 dans un rayon de 300 km.
La seconde carte décrit le contexte local. Les hachures représentent une sismicité de niveau 5 sur l’ensemble de l’île. Au même titre que l’ensemble des Antilles françaises, Saint-Barthélemy est exposée au risque sismique le plus élevé en France, selon la réglementation nationale. Le zonage de l’aléa liquéfaction a été établi par le Bureau d’études GEOTER en 2008.

FOCUS sur :

Le risque sismique sur le territoire métropolitain et dans les départements d’Outre-mer.

VOLCAN

Le volcanisme régional

L’activité volcanique aux Petites Antilles est dominée par trois styles éruptifs :

  • des éruptions à croissance de dôme de lave ;
  • des éruptions explosives à cheminée ouverte ;
  • des éruptions phréatiques superficielles.

De plus, ces volcans se caractérisent par la récurrence d’écroulements et de glissements partiels de leurs flancs conduisant à la formation d’avalanches de débris potentiellement tsunamigènes en pleine mer.

La cartographie ci-contre synthétise l’ensemble des informations sur l’activité volcanique régionale aux Petites Antilles et permet de localiser les volcans actifs potentiellement à risque volcanique retombée de cendres pour l’île de Saint-Barthélemy. À titre d’exemple, lors de l’éruption de la Soufrière de Saint- Vincent-les-Grenadines d’avril 2021, les îles de Sainte-Lucie, de la Martinique, de la Grenade et de la Barbade ont reçu des cendres de l’éruption dans les jours suivants, permettant de rendre compte des effets multiscalaires d’une éruption volcanique à près de 200 km du centre éruptif. Le spectaculaire panache de cendres au-dessus du volcan de La Soufrière s’est élevé jusqu’à 6 000 mètres. 

Ici l’éruption photographiée à Saint-Vincent, le 9 avril 2021. (Photo : The UWI Seismic Research Centre / AFP)

GRAVITAIRE

Les aléas chute de blocs et glissement de terrain

A Saint-Barthélemy, il existe deux cartographies concernant les aléas gravitaires : « chute de blocs » et « glissement de terrain ». Ces cartographies ont été réalisées par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), service géologique national français. La dernière mise à jour de ces cartographies date de juillet 2024.

FOCUS sur :

Le BRGM est l’établissement public de référence dans les applications des sciences de la Terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol dans une perspective de développement durable.

CYCLONE

L’aléa houle cyclonique Irma

Le Cerema a étbli à dire d’Experts et à l’aide de ses relevés de terrain, un Modèle Numérique de la Surface en Eau (MNSE) du niveau maximal de la submersion marine. Ce MNSE a ensuite été croisé avec le Modèle Numérique de terrain (MNT) le plus récent (MNT au pas de 5 m fourni par l’IGN de 2010).

Le Cerema précise que :  » les hauteurs de submersions marines comptées à partir du terrain naturel, ont peut-être été localement minimisées ou maximisées à cause des limites techniques de production de cette carte.

FOCUS sur :

Le Cerema, établissement public relevant du ministère du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation, du ministère de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques et du ministère du Logement et de la Rénovation urbaine, accompagne l’État et les collectivités territoriales pour l’élaboration, le déploiement et l’évaluation de politiques publiques d’aménagement et de transport.

Cartographie  des hauteurs de submersions marines établie par le Cerema en 2017

Habitation en bord de mer après le passage du cyclone Irma (JDB, 2017)

TSUNAMI

L’aléa tsunami

Saint-Barthélemy se distingue par sa proximité avec les zones de subduction et d’activité sismique de la région caribéenne. Sa bathymétrie locale, sa topographie et sa superficie réduite la rendent particulièrement vulnérable, même aux tsunamis de faible amplitude, qui peuvent causer des impacts significatifs sur ses côtes, perturbant les infrastructures et la vie quotidienne dans les zones littorales.

FOCUS sur :

Le projet « EXPLOItation et Transfert vers les collectivités des Antilles françaises d’une méthode de planification des évacuations en cas d’alerte tsunami » (EXPLOIT) » favorise l’intégration de ces territoires dans le système d’alerte régional CARIBE/EWS.

Les conséquences d’un tsunami se manifestent notamment dans les ports et les basses zones littorales, où de forts courants et des inondations peuvent provoquer des pertes humaines et des dégâts matériels importants. Ainsi, la connaissance des signes précurseurs d’un tsunami et le respect des consignes, associés à un système d’alerte précoce efficace sont essentiels pour réduire les risques et limiter les dommages potentiels.

La cartographie ci-contre représente la zone à évacuer en cas de tsunami sur l’île de Saint-Barthélemy. Elle correspond aux zones basses littorales dont l’altitude est inférieure ou égale à 10 m.

Sur le littoral, il est important de rester attentif aux signes précurseurs d’un tsunami. Ils permettent souvent d’anticiper l’alerte officielle. Il peut s’agir :

  • de secousses sismiques ;
  • d’un retrait ou d’une élévation du niveau de la mer ;
  • d’un grondement en provenance du large.

 

Face à la violence d’un tsunami, il paraît primordial de mettre en place des mesures et modalités d’évacuation opérationnelles répondant à un besoin de sauvegarde des populations.

« L’objectif d’un plan d’évacuation est d’aider les personnes exposées à un risque à s’orienter pour rejoindre une zone de sécurité selon un itinéraire d’évacuation planifié. Sur ce plan doivent figurer les consignes de sécurité et les instructions à suivre. Dans l’idéal, une signalétique sur le terrain y est associée. Elle est pensée et réalisée dans le respect de codes couleurs et d’une sémiologie spécifique afin de la rendre facilement compréhensible par un large public. Sa lecture doit donc être intuitive » (Péroche, 2016).

Les plans d’évacuation proposés dans le cadre du projet EXPLOIT représentent le premier référentiel français en la matière. La charte graphique employée est identique pour l’ensemble des îles antillaises françaises (Girres et al., 2018).

INONDATION

L’aléa inondation

Du fait de la grande variabilité des phénomènes naturels et des nombreux paramètres qui interviennent dans leur déclenchement, l’aléa inondation ne peut être qu’estimé et cette estimation est relativement complexe. Les évènements pluviométriques les plus importants connus ces dernières années sont apparus lors des passages des cyclones JOSE et LENNY en 1999. Ces évènements sont considérés ici comme la référence pour la cartographie de l’aléa inondation.

La détermination de l’aléa inondation a été conduite par une approche géomorphologique (analyse de la topographie et de la photo aérienne, expertise de terrain) et hydrologique. Les résultats obtenus ont été confrontés à ceux des études existantes et aux témoignages recueillis sur le terrain.

Les paramètres physiques définissant les niveaux d’aléas tiennent compte : des hauteurs d’eau (H<050m : Faible : 0.50m < H < 1m : Moyen ; H> 1m : Fort) ; des vitesses d’écoulement et des durées de submersion.

Une zone d’au moins 20 mètres de large a été définie le long des ravines principales.