Cyclone

Un cyclone tropical est une perturbation atmosphérique tourbillonnaire, accompagnée de vents puissants et de fortes pluies, qui se forme sur les océans chauds de la zone intertropicale.
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Cyclone

Un cyclone tropical est une perturbation atmosphérique tourbillonnaire, accompagnée de vents puissants et de fortes pluies, qui se forme sur les océans chauds de la zone intertropicale.
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SAVOIR

Qu’est-ce qu’un cyclone ?

Le cyclone peut s’étendre sur 500 à 1000 km avec, en son centre, l’œil du cyclone. D’un diamètre généralement de 30 à 60 km (parfois jusqu’à 150 km), l’œil se caractérise par une zone où le vent est faible et le ciel souvent clair.

Une température de l’océan supérieur à 27°C, sur une profondeur de plusieurs mètres, est une condition indispensable pour que s’établissent les mouvements ascendants. Ainsi, les vents générés peuvent avoisiner les 300 km/h.

4 phénomènes générateurs de dommages

L’atterrissage d’un cyclone sur un territoire provoque des effets en cascades et des effets combinés qui amplifient les conséquences des aléas cycloniques. Ces phénomènes induits par le passage d’un cyclone sont générateurs de nombreux dommages liés aux quatre phénomène ci-dessous :

4 phénomènes générateurs de dommages

L’atterrissage d’un cyclone sur un territoire provoque des effets en cascades et des effets combinés qui amplifient les conséquences des aléas cycloniques. Ces phénomènes induits par le passage d’un cyclone sont générateurs de nombreux dommages liés aux quatre phénomène ci-dessous :

Vents et rafales

Destruction des toitures, réseaux électriques, habitations précaires, cultures agricoles, végétation déracinée et défoliation.

Les dommages sont extensifs et plus intenses au niveau des crêtes et dans certains quartiers selon l’urbanisme (survitesse par effet venturi)

Pluies

Selon la configuration du bassin versant et des pentes, les pluies font gonfler les débits de cours de l’eau, qui en crue peuvent sortir de leur lit et inonder les espaces alentours. L’écoulement devient torrentiel évoluant parfois en laves torrentielles.

Dans les zones urbanisées, les pluies peuvent aussi conduire à des inondations par ruissellement pluvial notamment dans les quartiers mal drainés et/ou sous équipés en système d’évacuation des eaux de pluie.

Les pluies sont aussi susceptibles de déclencher des mouvements de terrains et des coulées boueuses.

Etats de la mer

Lorsqu’un cyclone arrive sur une terre, le niveau de la mer s‘élève de plusieurs mètres à cause des basses pressions, de la topographie côtière, de l’angle suivant lequel le cyclone touche la terre, de la vitesse de déplacement du cyclone et de la force du vent.

Selon la topographie, les points bas du littoral seront susceptibles d’être inondés.

Déferlement des vagues

Le déferlement des vagues provoque une action mécanique et génèrent des projections de matériaux qui amplifient les dommages sur les infrastructures côtières. Les phénomènes de résonnance en accentuent les effets.

Enfin, les ondes infra gravitaires sont un phénomène dominant qui amplifie les extrêmes comme le niveau de la mer et les hauteurs de vagues, et qui accroit les dommages par exemple dans les bassins portuaires, les fronts urbanisés, les dunes.

Individuels ou combinés, ces phénomènes naturels sont capables de détruire les réseaux électriques, de gaz, d’eau et d’assainissement, les réseaux d’information ainsi que les accès routiers (routes et ponts).

Individuels ou combinés, ces phénomènes naturels sont capables de détruire les réseaux électriques, de gaz, d’eau et d’assainissement, les réseaux d’information ainsi que les accès routiers (routes et ponts).

ANTICIPER

Que puis-je faire face à ce risque ?

La cartographie du risque cyclonique sur l’île de Saint-Barthélemy est une des premières choses à connaître. (Bientôt disponible)

Cette cartographie est réalisée à partir des relevés de hauteurs d’eau maximales atteintes lors du cyclone IRMA en 2017. Ces mesures ont été réalisées par le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, la mobilité et l’aménagement).

Que peuvent faire les acteurs du territoire ?

Des mesures de protection spécifiques adaptées au territoire peuvent être mises en place par les pouvoirs locaux. Ces mesures ne sont toute fois pas infaillibles et sont souvent coûteuses. La vidéo ci-dessous disponible sur le site national Géorisques, permet d’illustrer le phénomène de chutes de blocs.

FAIRE FACE

Que se passe t-il sur l’île de Saint-Barth ?

Compte tenu de la configuration topographique de l’ile de Saint-Barthélemy, son relief escarpé, ses plaines, l’orientation de ses côtes coralliennes et de ses côtes rocheuses, et compte tenu de l’urbanisation de son espace, les aléas cycloniques sont susceptibles de causer des dommages distincts d’un espace, par exemple :

4 points topographiques vulnérables

4 points topographiques vulnérables

Les crêtes

Elles sont plus exposées et vulnérables aux vents à cause des effets venturis (des rafales supérieures à 244 km/h à Saint-Barthélemy).

Les points les plus bas

Les points les plus bas de l’île comme St Jean, Saline, Gustavia, Public, Grand Fond, sont très exposés aux inondations marines.

Le port de Gustavia

Il est d’autant plus exposé lorsque les houles entrent en résonnance dans le bassin.

Les systèmes côtiers

Les systèmes côtiers les plus dégradés sont les plus sensibles aux effets des houles cycloniques. Leur récupération est d’autant plus difficile et longue comme à St Jean, Lorient, Flamands.

ECHANGER

Que s’est-il passé sur l’île de Saint-Barth ?

Les grands cyclones meurtriers ayant touché Saint-Martin et Saint-Barthélemy remontent à 1772 (1 décès soit Guadeloupe, SXM ou SBH ?), 1837 (23 à SXM et SBH), 1898 (28 à SXM et SBH), 1989 (16 décès pour Guadeloupe, Désirade, SXM), 1995 (2 décès SXM et SBH) et 2017 (11 décès à SXM).

Les années qui ont connu le plus de cyclones ont été 1666, 1715, 1766, 1970, 1995, 1998, 1999 et 2017 avec au moins 3 cyclones recensés par an.

Les mois les plus concernés ont été septembre (42), août (41) et octobre (15).

évènements hydro-climatiques ont affecté de manière significative la Guadeloupe et/ou les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy depuis 1635 (CAT-EHC)

Atterissage sur les îles du Nord, le 17 novembre 1999

Cyclone Lenny

Catégorie 4 avec des vents enregistrés à 250 km/h.

Ce cyclone a eu une trajectoire inhabituelle d’ouest en est en Mer des Caraïbes, formant une houle qui a surpris et déferlé violemment sur les rivages habituellement protégés. D’autre part, Lenny a eu une vitesse de déplacement très lente, quasi stationnaire sur l’île de Saint-Barthélemy du 17 au 19 novembre, l’œil passant à plusieurs reprises sur l’île. Les dégâts ont été considérables notamment sur les fronts de mer qui, à l’époque, étaient bien moins urbanisés qu’aujourd’hui.

Enfin, anachronique, Lenny atterrit sur l’île de Saint-Barthélemy à la fin de la saison cyclonique surprenant alors la population.

Atterissage sur les îles du Nord, les 6 et 7 septembre 2017

Cyclone Irma

Premier cyclone de catégorie 5 à avoir l’île de Saint-Barthélemy depuis le début des enregistrements climatiques.

Les vents ont été soutenus dépassant les 297 km/h pendant 37h. Par chance pour les îles du nord, son déplacement a été rapide ce qui probablement permis d’éviter une catastrophe.

ECHANGER

Vous vous sentez concerné par le risque cyclonique ?

Vous souhaitez partager votre expérience ?

Vous pouvez dès à présent partager votre expérience en déposant vos photos concernant les cyclones. Vos témoignages sont essentiels, ils favorisent une culture positive du risque et contribuent à son appropriation par la population locale.

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