Incendie : feu d’espaces naturels

Les feux, souvent imprévisibles, progressent rapidement sous l’effet des vents et de la végétation sèche, causant des destructions écologiques, économiques et sociales.
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Incendie : feu d’espaces naturels

Les feux, souvent imprévisibles, progressent rapidement sous l’effet des vents et de la végétation sèche, causant des destructions écologiques, économiques et sociales.
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SAVOIR

Qu’est-ce qu’un feu d’espaces naturels ?

Le risque incendie ou feu d’espaces naturels désigne la probabilité qu’un feu se déclare et se propage dans des zones naturelles ou semi-naturelles, comme les forêts, prairies, maquis ou savanes. Ce risque est influencé par des facteurs climatiques (températures élevées, sécheresse, vents forts, faible humidité), environnementaux (végétation inflammable, topographie) et humains (négligences, activités agricoles ou industrielles, actes volontaires).

4 piliers de la gestion du risque feu d'espaces naturels

La prévention

Pare-feux, limitation des activités à risques

La préparation

Formation et plans d’évacuation

L'intervention rapide

La restauration des zones touchées

A

La gestion du risque feu d’espaces naturels sur l’île de Saint-Barthélemy

La gestion du risque incendie sur l’île de Saint-Barthélemy s’inscrit dans un contexte particulier en raison de sa petite taille, de ses ressources limitées, et de la configuration spécifique de son territoire, caractérisé par des zones naturelles sensibles et une urbanisation dense en certains endroits.

Le risque est amplifié par le climat sec et les périodes de fortes chaleurs, notamment pendant la saison sèche. Face à ces enjeux, plusieurs mesures concrètes ont été mises en place. En raison des vents dominants et de la configuration de l’île, les pompiers utilisent des points d’accès pré-identifiés pour intervenir rapidement. En cas de crise majeure, des renforts peuvent être sollicités auprès des îles voisines comme Saint-Martin ou la Guadeloupe. Cette coopération régionale est essentielle pour pallier les ressources limitées de l’île.

Le risque est amplifié par le climat sec et les périodes de fortes chaleurs, notamment pendant la saison sèche. Face à ces enjeux, plusieurs mesures concrètes ont été mises en place. En raison des vents dominants et de la configuration de l’île, les pompiers utilisent des points d’accès pré-identifiés pour intervenir rapidement. En cas de crise majeure, des renforts peuvent être sollicités auprès des îles voisines comme Saint-Martin ou la Guadeloupe. Cette coopération régionale est essentielle pour pallier les ressources limitées de l’île.

Inauguration du nouveau STIS en janvier 2025

Le nouveau centre de secours de Saint-Barthélemy, a été inauguré le 10 janvier 2025. Il est situé à Saint-Jean sur 2 800 m², il est conçu pour gérer des crises majeures, comme les cyclones, grâce à son Centre Opérationnel Territorial. Il intègre des innovations pour la désinfection des véhicules et du personnel, une salle de formation pour les pompiers locaux et régionaux, et une équipe spécialisée en interventions maritimes, équipée de deux unités nautiques. Une tour de simulation permet d’entraîner les pompiers à des interventions complexes, y compris sur des navires, compte tenu du contexte insulaire.

Le Service Territorial d'Incendie et de Secours (STIS)

ANTICIPER

S’informer sur le risque feu d’espaces naturels

En raison de l’étendue du couvert végétal sur le territoire de Saint-Barthélemy, un risque d’incendie existe à l’interface entre la végétation, les zones bâties et les activités humaines. Conformément à la réglementation en vigueur relative aux obligations légales de débroussaillement, les zones exposées sont définies comme étant situées à moins de 200 mètres de bois et de forêts (massifs d’une superficie supérieure à 0.5 hectare). 

Afin d’évaluer cette exposition, un périmètre de 200 mètres a été appliqué autour de la couche « végétation » de l’île de Saint-Barthélemy. Toutefois, cette couche ne différencie pas les types de végétation ni la densité du couvert végétal, ce qui entraîne la soumission de la quasi-totalité de l’île à l’aléa incendie. Une analyse plus fine, croisant les enjeux locaux et la couverture opérationnelle des moyens de lutte contre les incendies, sera nécessaire pour affiner cette évaluation et optimiser la gestion du risque.  

FAIRE FACE

Avoir les bons geste : avant, pendant, après

AVANT

Je me prépare

• Je débroussaille autour de mon habitation
• Je m’informe sur les règles et usages en matière de brulage à l’air libre sur le territoire de la Collectivité
• Si possible, j’équipe mon habitation d’un point d’eau en extérieur (tuyau d’arrosage)
• Aux abords de mon habitation, j’évite de stocker des végétaux ou tout autres matériaux susceptibles de favoriser une propagation du feu

PENDANT

J'ai les bons réflexes

• J’alerte le plus vite possible les sapeurs-pompiers

Autour d’un bâtiment

• J’attaque le feu, si possible et sans me mettre en danger
• Je supprime les facteurs aggravants (mettre à l’abri les bouteilles de gaz, véhicules, et tout autre élément pouvant aggraver la situation et favoriser une propagation du feu)

Dans la nature

• Je m’éloigne du feu, dos au vent
• Je respire à travers un linge humide surtout si je suis surpris·e par le front de feu
• A pied, je recherche un écran de protection (rocher, mur…)

APRES

Je reste vigilant·e

Immédiatement après le feu

• J’éteins les foyers résiduels
• Je reste vigilant·e à toute reprise de feu

De retour dans la zone sinistrée

• Je demande un avis médical en cas d’inhalation importante de fumées ou en cas de pathologie impliquant des difficultés respiratoires
• J’inspecte les dommages en vérifiant l’état de l’habitation
avant d’y retourner
• Je fais vérifier les installations électriques et de gaz par un  professionnel
• Je fais un constat des dégâts : prendre des photos et des vidéos pour les assurances
• Si possible, j’aide mes voisin·e·s, je porte assistance aux personnes blessées sans les déplacer sauf en cas de danger immédiat

Constituer son sac d’urgence

A

D’après la Croix Rouge, il est conseillé d’avoir un sac d’urgence par personne. Sa composition doit couvrir les cinq besoins vitaux d’une personne en cas de crise, à savoir :

o s’hydrater : eau potable en quantité, prévoir 2L par personne au minimum

o se nourrir : nourriture non périssable et ne nécessitant pas de cuisson

o se soigner : trousse de premiers secours ; alcool, pansements, compresses, médicaments, traitement, trousse de toilette

o se protéger : outils de base type couteau multifonction, double des clés, photocopies des documents essentiels dans une pochette étanche, argent liquide, couverture de survie

o se signaler : téléphone portable avec chargeur solaire, radio à piles (avec piles de rechange), lampe de poche, sifflet

FOCUS sur :

La Croix-Rouge est une organisation humanitaire internationale fondée en 1863, engagée dans l’aide aux victimes de conflits, catastrophes et crises sanitaires.

UNE PERSONNE = UN SAC-A-DOS

ECHANGER

Que s’est-il passé sur l’île de Saint-Barthélemy ?

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