Séisme

Un séisme ou tremblement de terre correspond à une secousse ou une série de secousses du sol plus ou moins violentes, liées au passage d’ondes élastiques. Il est déclenché par la libération brutale d’une certaine quantité d’énergie.
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Séisme

Un séisme ou tremblement de terre correspond à une secousse ou une série de secousses du sol plus ou moins violentes, liées au passage d’ondes élastiques. Il est déclenché par la libération brutale d’une certaine quantité d’énergie.
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SAVOIR

Qu’est-ce qu’un séisme ?

Aux Antilles, l’activité sismique est intense, due à la collision des plaques nord et sud-américaines avec celle de la Caraïbe. Les séismes dans cette région peuvent atteindre des profondeurs de 200 km, notamment entre la Dominique et Sainte-Lucie, où les plus grandes magnitudes sont observées. Saint-Barthélemy, en zone de sismicité maximale (effets vibratoires), a enregistré environ 10 000 séismes de magnitude supérieure à 3 dans un périmètre de 300 km, depuis 1908. Dans ce même périmètre, 19 évènements ont donné des effets significatifs depuis 1690 et ont potentiellement été fortement ressentis à Saint-Barthélemy.

Les origines d'un séisme

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Les séismes tectoniques

Les séismes tectoniques, les plus fréquents et dévastateurs, résultent de la libération d’énergie accumulée par les déplacements des plaques tectoniques. Ils se produisent souvent aux frontières des plaques et se caractérisent par des secousses principales suivies de répliques.

Les séismes volcaniques

Les séismes volcaniques, moins fréquents, accompagnent les éruptions, causés par la pression du magma.

Les séismes d'origine artificielle

Les séismes d’origine artificielle, ou induits, sont liés à des activités humaines comme les explosions souterraines ou la mise en eau de barrages.

L'arc volcanique antillais et son contexte tectonique

Tectonique des plaques

La tectonique des plaques est à l’origine de l’émergence de l’arc volcanique des Petites Antilles, qui s’étend sur près de 850 km entre les Grandes Antilles et l’Amérique du Sud. D’une orientation Nord-Sud, il se situe en bordure orientale de la plaque Caraïbe, en dessous de laquelle s’enfonce la croûte océanique atlantique à une vitesse moyenne estimée entre 1 et 2 cm/an.

L'échelle de Richter

Il s’agit d’une échelle logarithmique : les ondes sismiques d’un séisme de magnitude 3 ont une amplitude dix fois plus grande que celles d’un séisme de magnitude 2 et libèrent environ trente fois plus d’énergie.

Depuis le site internet de la NOAA (National Geophysical Data Center), une sélection sur la zone des Antilles a été effectuée sur les séismes ayant fait au moins un mort depuis 1970.

Zone de sélection des séismes ayant causé au moins un décès depuis 1970.

Echelle de Richter et énergie

La magnitude mesure l’énergie libérée, tandis que l’intensité évalue les effets ressentis localement.

ANTICIPER

S’informer sur le risque sismique

A Saint-Barthélemy, les deux cartographies présentées ci-dessous expliquent d’une part le contexte sismique régional.
La première carte présente les séismes de magnitude supérieure à trois depuis 1980 et ceux ressentis à Saint-Barthélemy depuis 1989 dans un rayon de 300 km.
La seconde carte décrit le contexte local. Les hachures représentent une sismicité de niveau 5 sur l’ensemble de l’île. Au même titre que l’ensemble des Antilles françaises, Saint-Barthélemy est exposée au risque sismique le plus élevé en France, selon la réglementation nationale. Le zonage de l’aléa liquéfaction a été établi par le Bureau d’études GEOTER en 2008.

FOCUS sur :

Le risque sismique sur le territoire métropolitain et dans les départements d’Outre-mer.

FAIRE FACE

Avoir les bons geste : avant, pendant, après

AVANT

Je me prépare

Je privilégie la construction de mon habitation par des professionnels selon les normes parasismiques

Je scelle les meubles hauts (armoires, bibliothèques) aux murs et aux cloisons

J’enlève ou je fixe les objets lourds placés en hauteur

J’enferme les produits dangereux et inflammables au niveau du sol

Je ferme la bouteille de gaz après utilisation

Je repère des endroits où me mettre à l’abri dans mon habitation en cas de secousses

Je me forme aux gestes de premiers secours

PENDANT

J'ai les bons réflexes

À l’intérieur d’un bâtiment

  • Au rez-de-chaussez : si je suis proche d’une issue extérieure, je sors rapidement et je m’éloigne du bâtiment
  • Dans les étages : je m’éloigne des fenêtres
  • Je me place près d’un mur porteur, une encadrure de porte ou sous des meubles solides
  • J’attends l’arrêt des secousses en me protégeant la tête

À l’extérieur d’un bâtiment

  • Je m’éloigne des bâtiments (pour éviter les chutes d’objets et d’équipements), des arbres et des lignes à haute tension
  • Je me protège la tête

En voiture

  • Je m’arrête et je reste à l’intérieur de la voiture

Dans un lieu public

  • Je m’éloigne des baies vitrées et des étagères (risque de chute d’objets)
  • Je me protège la tête

APRES

Je reste vigilant·e

J’évacue le bâtiment dès l’arrêt des secousses et je m’en éloigne rapidement

Je m’abstiens d’utiliser les ascenseurs

J’emporte mon sac 72H

Je coupe les réseaux de gaz, d’électricité et d’eau (si possible)

J’évacue les zones côtières, submersibles, je me dirige vers les hauteurs (15 mètres) pour me protéger d’un éventuel tsunami (lire page ..)

Je laisse mes enfants à l’école

Je m’informe en écoutant la radio et j’évite de téléphoner sauf en cas d’extrême urgence

Je me méfie des répliques

J’aide mes voisins, je porte assistance aux personnes blessées sans les déplacer sauf en cas de danger immédiat

J’attends l’autorisation des autorités de pouvoir circuler

En voiture, j’évite les ponts ou les rampes endommagés

En cas d’ensevelissement : je me manifeste en tapant sur les parois et/ou avec un sifflet

Constituer son sac d’urgence

A

D’après la Croix Rouge, il est conseillé d’avoir un sac d’urgence par personne. Sa composition doit couvrir les cinq besoins vitaux d’une personne en cas de crise, à savoir :

o s’hydrater : eau potable en quantité, prévoir 2L par personne au minimum

o se nourrir : nourriture non périssable et ne nécessitant pas de cuisson

o se soigner : trousse de premiers secours ; alcool, pansements, compresses, médicaments, traitement, trousse de toilette

o se protéger : outils de base type couteau multifonction, double des clés, photocopies des documents essentiels dans une pochette étanche, argent liquide, couverture de survie

o se signaler : téléphone portable avec chargeur solaire, radio à piles (avec piles de rechange), lampe de poche, sifflet

FOCUS sur :

La Croix-Rouge est une organisation humanitaire internationale fondée en 1863, engagée dans l’aide aux victimes de conflits, catastrophes et crises sanitaires.

UNE PERSONNE = UN SAC-A-DOS

ECHANGER

Que s’est-il passé sur l’île de Saint-Barthélemy ?

Les derniers grands séismes destructeurs des Antilles sont ceux de Guadeloupe du 8 février 1843 (magnitude 8.0, 3000 morts) et de Martinique du 11 janvier 1839 (magnitude 7.5, au moins 300 morts) et du 29 novembre 2007 (magnitude 7.4). D’autres séismes, plus superficiels, comme celui du 21 novembre 2004 (Saintes), ont eu lieu à l’intérieur de la plaque chevauchante Caraïbe qui se déforme en réponse à la subduction de la plaque plongeante. Ainsi, des failles normales superficielles coupant l’archipel ont produit les séismes de Guadeloupe survenus en 1851 sur la côte est de Basse Terre, en 1897 près de Pointe à Pitre, et plus récemment à l’est de Marie-Galante (1914, 1992).

Archives du Journal de Saint-Barth sur les trois dernières années

Les derniers séismes ressentis à Saint-Barthélemy

Le Journal de Saint-Barth
10/07/2023
Le Journal de Saint-Barth
20/01/2023
Le Journal de Saint-Barth
24/02/2023

Les actions de prévention menées sur le territoire

La Croix Rouge intervient au collège pour la « Semaine Sismik »

Le Journal de Saint-Barth
07/12/2022

Exercice séisme grandeur nature pour le Centre opérationnel territorial

Le Journal de Saint-Barth
25/03/2023