Volcan
La tectonique des plaques a donné naissance à l’arc volcanique des Petites Antilles, qui s’étend sur 850 km entre les Grandes Antilles et l’Amérique du Sud.
Volcan
La tectonique des plaques a donné naissance à l’arc volcanique des Petites Antilles, qui s’étend sur 850 km entre les Grandes Antilles et l’Amérique du Sud.
SAVOIR
Qu’est-ce qu’un volcan ?
Un volcan est une ouverture ou un ensemble de structures géologiques dans la croûte terrestre par laquelle le magma (roche en fusion), les gaz et les particules (cendres, bombes volcaniques, etc.) provenant de l’intérieur de la Terre sont expulsés à la surface. Cette activité peut se traduire par des éruptions qui modifient le relief et façonnent le paysage.
Deux grands types d’éruption volcaniques
Eruption effusive
Les éruptions effusives sont caractéristiques d’un volcanisme de point chaud
Les éruptions effusives émettent des laves basaltiques pauvres en silice : le magma est fluide et pauvre en gaz. Une fois libérées, elles s’écoulent généralement sur les flancs du volcan, formant ainsi des coulées de lave parfois longues de dizaines de kilomètres. Ces éruptions souvent calmes (sans grande explosion) sont propres aux points chauds. Elles s’observent notamment à la Réunion (piton de la Fournaise), à Hawaï (Mauna Kea) et en Italie (Etna).
Eruption explosive
Les éruptions explosives (de type zone de subduction) caractérisent les volcans de l’arc antillais
Les éruptions explosives émettent des laves andésitiques riches en silice : le magma est visqueux et riche en gaz. Ces éruption ne produisent pas de coulée de lave à proprement parler. De grandes quantités de cendres sont libérées lors de ces éruptions, qui donnent alors naissance aux panaches volcaniques ainsi qu’aux nuées ardentes. Elles sont de nature imprévisible, ce qui ne laisse parfois pas le temps d’évacuer la population. Ces éruptions s’observent.
Connaître l'état d'un volcan
On compte 1 500 volcans terrestres actifs, 40 à 50 éruptions ont lieu chaque année.
Volcan actif
Un volcan est considéré comme actif s’il possède une éruption historique documentée
Volcan en sommeil
Un volcan est dit en sommeil si sa dernière éruption a eu lieu il y a moins de 10 000 ans
Volcan éteint
Un volcan est considéré comme éteint si sa dernière éruption a eu lieu il y a plus de 10 000 ans
Les aléas volcaniques

Emanation de gaz (La Soufrière de Guadeloupe, 2015)
L'arc volcanique antillais et son contexte tectonique
Tectonique des plaques
La tectonique des plaques est à l’origine de l’émergence de l’arc volcanique des Petites Antilles, qui s’étend sur près de 850 km entre les Grandes Antilles et l’Amérique du Sud. D’une orientation Nord-Sud, il se situe en bordure orientale de la plaque Caraïbe, en dessous de laquelle s’enfonce la croûte océanique atlantique à une vitesse moyenne estimée entre 1 et 2 cm/an.
Construction de l'arc antillais actuel
On considère que les Petites Antilles comptent actuellement 16 volcans actifs, alignés entre les îles de Saba au Nord et de Grenade au Sud. Neuf de ces volcans semblent avoir connu une activité éruptive depuis la découverte des Amériques. C’est dans la partie centrale de l’arc que se manifeste la plus grande activité. Ces volcans émettent des magmas différenciés, visqueux, riches en gaz, et donc à forte potentialité explosive.
Formation de l’arc ancien

Les premiers indices de l’activité volcanique dans la région des Petites Antilles datent de 50 millions d’années, avec un volcanisme essentiellement sous-marin. Quelques formations volcaniques aériennes ont cependant été mises en place à cette époque, en particulier à Antigua, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Période intermédiaire

Après la première phase volcanique sous-marine, la région des Petites Antilles a connu une accalmie, permettant aux processus de sédimentation de dominer. Des sédiments calcaires et détritiques se sont déposés sur plusieurs millions d’années, recouvrant les anciens reliefs volcaniques et comblant les dépressions sous-marines. Cette période a vu le développement de plateformes carbonatées, notamment à Antigua, Saint-Barthélemy et Saint-Martin, où des formations calcaires témoignent encore aujourd’hui de cette phase de sédimentation récifale.
Chaîne volcanique actuelle

L’arc actuel émerge au début du Pliocène, vers 6 millions d’années, et poursuit sa construction encore de nos jours. Depuis cette époque, on assiste en effet à la naissance de stratovolcans explosifs, ou à des volcans fissuraux effusifs qui fonctionnent plusieurs centaines de milliers d’années, puis s’éteignent. Le volcan sous-marin Kick’em Jenny (au nord de l’île de Grenade) constitue un témoin remarquable du processus d’édification de l’arc insulaire, toujours en cours.
L'arc volcanique antillais et son contexte tectonique
L’arc volcanique antillais et son contexte tectonique
La tectonique des plaques est à l’origine de l’émergence de l’arc volcanique des Petites Antilles, qui s’étend sur près de 850 km entre les Grandes Antilles et l’Amérique du Sud. D’une orientation Nord-Sud, il se situe en bordure orientale de la plaque Caraïbe, en dessous de laquelle s’enfonce la croûte océanique atlantique à une vitesse moyenne estimée entre 1 et 2 cm/an.
Construction de l’arc antillais actuel
On considère que les Petites Antilles comptent actuellement 16 volcans actifs, alignés entre les îles de Saba au Nord et de Grenade au Sud. Neuf de ces volcans semblent avoir connu une activité éruptive depuis la découverte des Amériques. C’est dans la partie centrale de l’arc que se manifeste la plus grande activité. Ces volcans émettent des magmas différenciés, visqueux, riches en gaz, et donc à forte potentialité explosive.
En fonction de l’évolution des dynamiques de subduction, cet arc s’est construit en trois phases distinctes : la première est celle d’un arc dit ancien, suivie d’une période intermédiaire, puis de l’émergence de la chaîne volcanique actuelle, qui constitue l’arc dit récent.
Ainsi, les premiers indices de l’activité volcanique dans la région des Petites Antilles datent de 50 millions d’années. Cette activité se serait alors poursuivie jusqu’à la fin de l’Oligocène, vers 22,5 millions d’années avec un volcanisme essentiellement sous-marin. Quelques formations volcaniques aériennes ont cependant été mises en place à cette époque, en particulier à Antigua, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
la fin de cette première activité volcanique et la construction des premiers reliefs, succède une période de sédimentation qui a permis le développement de complexes récifaux.
ANTICIPER
S’informer sur le risque volcanique
L’activité volcanique aux Petites Antilles est dominée par trois styles éruptifs :
- des éruptions à croissance de dôme de lave ;
- des éruptions explosives à cheminée ouverte ;
- des éruptions phréatiques superficielles.
De plus, ces volcans se caractérisent par la récurrence d’écroulements et de glissements partiels de leurs flancs conduisant à la formation d’avalanches de débris potentiellement tsunamigènes en pleine mer.
Les observatoires volcanologiques aux Antilles
L’île de Saint-Barthélemy exposée au risque volcanique : retombée de cendres

En cas de réveil d’un volcan antillais, les explosions, nuages et retombées de cendres volcaniques (volcanic ash) sont les phénomènes engendrant les effets régionaux les plus perturbateurs, notamment pour le trafic aérien. À titre d’exemple, lors de l’éruption de la Soufrière de Saint- Vincent-les-Grenadines d’avril 2021, les îles de Sainte-Lucie, de la Martinique, de la Grenade et de la Barbade ont reçu des cendres de l’éruption dans les jours suivants, permettant de rendre compte des effets multiscalaires d’une éruption volcanique à près de 200 km du centre éruptif.
Le spectaculaire panache de cendres au-dessus du volcan de La Soufrière s’est élevé jusqu’à 6 000 mètres. Ici l’éruption photographiée à Saint-Vincent, le 9 avril 2021. (Photo : The UWI Seismic Research Centre / AFP)
Dégats potentiels engendrés par des cendres volcaniques sur un avion
L’île de Saint-Barthélemy est située à moins de 200 km de cinq de ces 16 volcans actifs. Elle pourrait subir les effets potentiels de ces cendres volcaniques et des perturbation aériennes induites. Mais, du fait des vents dominants en provenance de l’Est (Alizés) durant toute l’année, Saint Barthélemy semble plus à l’abri de ces retombées que les autres îles des Antilles. En revanche, un tsunami d’origine volcanique aux Antilles mettrait en danger toutes les îles de l’archipel.
Les cinq volcans actifs situés à moins de 200 km de l’île de Saint-Barthélemy
Nevis Peak
FAIRE FACE
Avoir les bons geste : avant, pendant, après
Sur l’île de Saint-Barthélemy, plusieurs facteurs prédisposent aux mouvements de terrain : deux sites peuvent illustrer la complexité des mouvements qui s’effectuent sur plusieurs temporalités.
AVANT
Je me prépare
Je remplis de grands réservoirs d’eau, je les couvre et les garde dans mon habitation
• Je m’assure d’avoir des réserves alimentaires ainsi qu’une source d’énergie pour la cuisson
• Je m’assure d’avoir une réserve de médicaments disponibles
• Je m’assure d’avoir des masques, une lampe torche et une radio
• Je ferme l’ensemble des ouvertures de mon habitation en plaçant des serviettes humides sur les seuils
PENDANT
J'ai les bons réflexes
À l’intérieur d’un bâtiment
- Je reste à l’intérieur du bâtiment
- Si je dois sortir, je porte un masque anti-poussière et des lunettes
À l’extérieur d’un bâtiment
- Je me protège les yeux avec des lunettes, le nez et la bouche avec un masque anti-poussière ou un morceau de tissu
- Je cherche refuge à l’intérieur d’un bâtiment ou d’un véhicule
En voiture
- Je reste à l’intérieur de la voiture
Dans un lieu public
- Je reste à l’intérieur
Si l’alerte est donnée, je tente de regagner mon habitation ou de trouver refuge dans un bâtiment toujours en protégeant mes voies respiratoires
APRES
Je reste vigilant·e
J’humidifie les cendres avant de les nettoyer ou de les ramasser
• Je me protège systématiquement les yeux, la bouche et le nez
• Je reste vigilant·e si je dois nettoyer des dépôts dans des zones à risques comme le toit de mon habitation
• J’aide mes voisins, je porte assistance aux personnes en difficulté
• Je m’informe en écoutant la radio et j’évite de téléphoner sauf en cas d’extrême urgence
Constituer son sac d’urgence
D’après la Croix Rouge, il est conseillé d’avoir un sac d’urgence par personne. Sa composition doit couvrir les cinq besoins vitaux d’une personne en cas de crise, à savoir :
o s’hydrater : eau potable en quantité, prévoir 2L par personne au minimum
o se nourrir : nourriture non périssable et ne nécessitant pas de cuisson
o se soigner : trousse de premiers secours ; alcool, pansements, compresses, médicaments, traitement, trousse de toilette
o se protéger : outils de base type couteau multifonction, double des clés, photocopies des documents essentiels dans une pochette étanche, argent liquide, couverture de survie
o se signaler : téléphone portable avec chargeur solaire, radio à piles (avec piles de rechange), lampe de poche, sifflet
FOCUS sur :
La Croix-Rouge est une organisation humanitaire internationale fondée en 1863, engagée dans l’aide aux victimes de conflits, catastrophes et crises sanitaires.
UNE PERSONNE = UN SAC-A-DOS
