Crise de l’énergie
Une crise de l’énergie se produit lorsque l’approvisionnement en énergie, comme l’électricité ou les combustibles, devient insuffisant pour répondre à la demande, entraînant des interruptions de service, des pannes et des conséquences économiques et sociales.
Crise de l’énergie
Une crise de l’énergie se produit lorsque l’approvisionnement en énergie, comme l’électricité ou les combustibles, devient insuffisant pour répondre à la demande, entraînant des interruptions de service, des pannes et des conséquences économiques et sociales.
SAVOIR
Qu’est-ce qu’une crise de l’énergie ?
Les pertes de réseaux en cascade, tels que l’énergie, les télécommunications et même l’eau potable, peuvent se succéder en fonction de la durée de l’interruption. Cette situation peut être aggravée par la dépendance entre structures vitales, entraînant des effets dominos sur le territoire.
De plus, les coupures prolongées peuvent compromettre les communications, mettant en danger l’acheminement des appels aux services d’urgence et augmenter les risques d’accidents routiers, de cambriolages et de pénuries de carburant. Le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) a été adopté en 2023. Il s’inscrit dans le plan d’action pour la transition énergétique de l’île de Saint-Barthélemy engagé depuis 2016.
3 types de coupures réseaux
Les coupures électriques
Une coupure électrique peut avoir des conséquences graves et multiples. Outre l’arrêt quasi-total de l’activité économique, elle compromet la sécurité des personnes et des biens.
Les coupures d'eau potable
Les coupures de télécommunication
La centrale EDF et l'usine de dessalement

La centrale EDF
La centrale thermique d’EDF à Saint-Barthélemy, située dans la zone industrielle de Public à Gustavia, assure la quasi-totalité de la production électrique de l’île. Exploitée par EDF SEI, elle comprend six moteurs de 3,1 MW mis en service entre 1988 et 1997, complétés par deux moteurs récents de 8,7 MW installés fin 2013, pour une puissance totale d’environ 32 MW fonctionnant au fioul. L’installation est certifiée ISO 50001 pour sa performance énergétique, mais les groupes anciens présentent un risque croissant de défaillance, ce qui justifie un programme de renouvellement à court terme. En juillet 2023, un incendie a sérieusement affecté l’un des moteurs principaux, réduisant temporairement la production à 10 MW alors que la demande journalière moyenne avoisine les 22 MW. La centrale reste un point névralgique de la sécurité énergétique de l’île, dans un contexte de transition progressive vers plus de résilience et d’énergies renouvelables.

L'usine de dessalement
L’usine de dessalement de Saint‑Barthélemy, gérée par la société SIDEM (filiale de Veolia), a vu le jour dès 1972 avec une capacité initiale modeste (50 L/j) et s’est considérablement développée pour répondre aux besoins croissants de l’île. Elle combine deux technologies : l’évaporation sous vide avec thermocompression (notamment alimentée à 40 % par la vapeur de l’incinérateur de déchets) et l’osmose inverse récente. En février 2025, une nouvelle unité « Barrel » d’osmose inverse a été inaugurée, apportant une capacité additionnelle de 3 000 à 4 700 m³/j par rapport aux 4 200 m³/j existants, tout en réduisant la consommation d’énergie de 0,05 kWh/m³. Cette infrastructure est cruciale pour garantir la résilience de l’approvisionnement en eau potable sur une île à ressources naturelles limitées.

ANTICIPER
S’informer sur le risque de crise de l’énergie
Les conséquences d’une coupure électrique sont connues et très importantes. Tant pour l’activité économique qui va se trouver quasiment à l’arrêt, que pour la sécurité des personnes et des biens.
Les pertes de réseaux en cascades : énergie, télécommunication, voire eau potable peuvent se succéder dans le temps, en fonction de la durée de l’interruption. Cela peut être aggravé par la dépendance de certaines structures à d’autres structures dont le fonctionnement est vital et se retrouve à l’arrêt à cause de l’interruption d’alimentation énergétique. Cela se traduit par des effets dominos sur le territoire.
Par exemple, le risque de voir indisponibles les réseaux mobiles 3-4-5 G peut survenir dans l’heure suivant la coupure, et la rupture de l’alimentation en eau potable dans les 8 à 24 heures suivant les différents paramètres du réseau local de production et de distribution. Sans oublier l’assainissement qui peut aussi être affecté (arrêt des pompes) et le téléphone fixe (principalement fibré aujourd’hui) dépendant des relais, eux aussi vulnérables aux coupures.
Si les coupures électriques persistent, la problématique majeure sera les conséquences sur les communications mobiles et peut-être les fixes, avec comme effet, l’impossibilité d’acheminer les appels aux services d’urgence : Sapeurs-Pompiers, Samu, Police ou Gendarmerie. Il y aura également un risque accru d’accident routier avec l’absence de feux, la menace accrue de cambriolage ou d’attaque sur des commerces, la sécurité des personnes vulnérables ou l’arrêt des pompes de carburant, etc.
FOCUS sur :
À Saint-Barthélemy, lors du passage de l’ouragan Irma en 2017, la centrale thermique au fioul a été inondée et fortement endommagée, entraînant son arrêt. L’absence d’électricité a causé une rupture de l’approvisionnement en eau potable, normalement produite par deux usines de dessalement, dont l’une a été endommagée par les vagues.
La station de traitement des eaux usées a été détruite à 80%, selon les informations de Saur, le gestionnaire sur place.
Malgré les conditions particulièrement difficiles d’intervention, et le passage quelques jours après des cyclones José et Maria, EDF a rétabli, dès le 8 septembre 2017, une réalimentation en électricité d’urgence des sites vitaux et prioritaires (hôpital, usine de dessalement, aéroport…). En cinq semaines, le groupe avait raccordé la totalité des foyers à
l’électricité.

Visite de la centrale EDF, octobre 2023
Suite au passage de cet ouragan, des travaux ont été effectués sur le réseau électrique afin de renforcer sa résilience : 100% des câbles moyennes tensions (HTA) sont enterrés ; 90% des réseaux basse tension sont enterrés ; ¼ des postes ont moins de 5 ans. Dans les zones submersibles, les postes de transformation et les coffrets (Raccordement Emergent Modulaire Basse Tension, ci-après « RMBT » et comptages) sont surélevés de 1 m et ils sont renforcés avec du béton. Sur toute l’île, la plupart des coffrets sont encastrés dans des murs en béton. Un projet de renouvellement des moteurs de la centrale thermique exploitée par EDF SEI est en cours et permettra de renforcer les capacités de production d’électricité de l’île. Le dynamisme économique du territoire entraînant une demande en éléctricité toujours plus importante, ce projet permettra également d’y répondre. Situé en zone inondable et submersible, la nouvelle centrale sera réhaussée de 1,5 mètre.

FAIRE FACE
Avoir les bons geste : avant, pendant, après
AVANT
Je me prépare
• J’optimise l’autonomie énergétique de mon habitation (Panneaux photovoltaïques, groupe électrogène)
• J’entretiens les sources d’énergie utilisées périodiquement ou en secours
• Je m’informe sur les coupures électriques
• Je m’équipe : moyens d’éclairages sur batterie/piles, Chargeurs solaires
• Je constitue des réserves alimentaires ne nécessitant pas de
cuisson (si le logement n’est pas équipé de four ou plaque à gaz)
• Je constitue des réserves en eau (une crise de l’énergie peu induire une baisse importante voir un arrêt de la production d’eau sur l’île)
PENDANT
J'ai les bons réflexes
• Je me tiens informé·e des potentiels délestages
• Je réduis ma consommation électrique au strict minimum
• Si mon habitation dispose d’une source autonome en énergie, je l’active et me déconnecte du réseau EDF
• Je débranche les appareils électriques non essentiels
• Je suis vigilant·e sur la bonne conservation des aliments frais et congelés avant consommation
APRES
Je reste vigilant·e
• Je m’informe des éventuelles restrictions et du retour à la normale
Constituer son sac d’urgence
D’après la Croix Rouge, il est conseillé d’avoir un sac d’urgence par personne. Sa composition doit couvrir les cinq besoins vitaux d’une personne en cas de crise, à savoir :
o s’hydrater : eau potable en quantité, prévoir 2L par personne au minimum
o se nourrir : nourriture non périssable et ne nécessitant pas de cuisson
o se soigner : trousse de premiers secours ; alcool, pansements, compresses, médicaments, traitement, trousse de toilette
o se protéger : outils de base type couteau multifonction, double des clés, photocopies des documents essentiels dans une pochette étanche, argent liquide, couverture de survie
o se signaler : téléphone portable avec chargeur solaire, radio à piles (avec piles de rechange), lampe de poche, sifflet
FOCUS sur :
La Croix-Rouge est une organisation humanitaire internationale fondée en 1863, engagée dans l’aide aux victimes de conflits, catastrophes et crises sanitaires.
UNE PERSONNE = UN SAC-A-DOS

ECHANGER